• Instants

    Joie

    Lu ce matin à la lettre J de On ne dissout pas un soulèvement, un long poème d’Alain Damasio portant le titre Joie et auquel je rajoute le sous-titre Mode d’emploi du temps ( car le mien, d’emploi du temps, tarde à tomber ) En voici un extrait:« Tous les pouvoirs ont intérêt et vocation à nous attrister.Un humain triste se brise plus facilement.La joie, ça fléchit mal.Ça ne se plie guère.La joie, ça n’obéit pas. »

  • Kiosque

    Conseils littéraires du ministre de l’intérieur

    Vous êtes, M. le ministre de l’intérieur, d’aussi bons conseils que La Grande Librairie, actuellement en pause estivale. Depuis quinze jours, grâce à vous, ma P.A.L. s’est refait une santé. Vous avez, par le biais d’un décret poussiéreux, interdit la vente aux mineurs de Bien trop petit de Manu Causse, livre jeunesse paru en 2020 aux éditions Thierry Magnier, collection L’ardeur, réservée aux plus de quinze ans. L’auteur Nicolas Mathieu a été l’un des premiers à parler de ce scandale sur Instagram, puis c’est devenu le tube de l’été. Tout en le lisant, je me suis dit que ce bouquin ferait le plus grand bien aux jeunes qui se demandent…

  • Instants,  Kiosque

    Se débarbifier

    Quand B. m’appelle pour me demander, tu te laisses tenter par Barbie de Greta Gerwig, j’ai un mouvement de surprise. Ce n’est pas ce qu’on va voir d’habitude, on est plutôt essai et art. Mais bon, puisque la critique sur AlloCiné est assez bonne, on essaie. Pendant deux heures, j’ai halluciné : du pseudo-féminisme suivi du pseudo-masculinisme, le tout baignant dans du rose à vous donner la gerbe et tout autour la marmaille -les parents pensaient-ils que c’était le film parfait pour combler une après-midi pluvieuse ?- qui croquait du pop-corn et buvait du soda. Inutile de m’étendre plus. Toujours est-il qu’après cette expérience désastreuse -un peu comme si j’avais…

  • Instants

    Les jardins d’Angélique

    Direction le plateau est de Rouen en passant par la route des falaises d’Orival. Suivre la Seine apaise, à moins que ce ne soit longer les falaises par en-dessous. Quand on arrive enfin à Montmain, on se marre bien dans la voiture. Autant de voyelles nasalisées dans un nom de commune ! On s’invente une phrase à la limite du prononçable : nous allons voir tonton et maman à Montmain ! Sauf qu’on ne va voir aucun membre de la famille à Montmain mais les jardins d’Angélique. Nos corps savent tout de suite qu’ils viennent d’aborder dans un havre de paix. Ils se relâchent. Quant à nos esprits, ils ne…

  • Biffures,  Kiosque,  La classe !

    Comme des bêtes, Violaine Bérot

    Ça arrive, non, de voirdes normaux anormalement normés ? Biffure des pages 105 et 107 de Comme des bêtes Ce roman choral, Nico, un des libraires de Quai des mots me l’avait conseillé, il y a deux ans déjà. J’avais inscrit ce titre dans ma liste à lire et n’y étais pas revenue. Emprunté à la médiathèque avant la fermeture estivale, je l’ai lu ce matin sous la couette alors que les rafales déferlaient encore dehors. Comme des bêtes porte l’étiquette roman. Ça commence comme un fait divers où chacun y va de son témoignage et de ses certitudes. Dès les premières pages, on a envie de lire à voix…