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Résister (1)
« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : c’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. » Françoise Giroud (lu dans Résister de Salomé Saqué ) Hier c’était le jour 1 de Trump II. Aujourd’hui j’ai donné à lire Matin brun de Franck Pavloff à mes élèves.
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trois mois déjàque c’est long trois moisà avancer sans mode d’emploi pour apprivoiser ton absenceun petit mieux pointe son nezet déjà il faut esquiver les pointes des uppercutsqui coupent le souffle
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Réveillons-nous
ça y estsont au passéles réveillons et l’affolement de l’humanité fragile luciole au milieu des guirlandes (ça s’allume, ça s’éteint) réveillons-nousles alertes rouges, elles, ne se sont pas éteintes toujours là en continu à attendre notre envolpour entrer en résistance contre tout ce qui s’affole sur notre terre
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le temps passe bavasse et puis un mieux :ne repars pas essaie de t’asseoir au bordun peu biffures de la page 197 de Il reste la poussière de Sandrine Collette photo : ©Fanche
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Aujourd’hui était étonnantdoux comme un jour de fin février qui annoncerait le printempsQuinze degrés de plus que la semaine dernièreles bourgeons ont lancé leur signe de ralliementdans le jardin et là-haut sur le coteaumême les pierres signe de mon passage auprès de ton arbre semblaient se prélasser j’aimerais bien être déjà là-basun soir de février qui annoncerait le printemps et qui adoucirait ma douleur ici je tends vers le solstice promesse de lumière et de gel à pierre fendre
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Dès le réveilton absence est làelle prend toute la place dans le litne me lâchera plus de la journéesur mes heures de creux je fermerai ma porte pour être seule avec elleme creusera jusqu’aux larmesdire que cette nuit tu étais présente dans mon rêvenous parlions sans prêter d’importance aux mots et aux mains qui s’effleuraientcomme si nous avions l’éternité devant nous
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Ce week-end, grâce à la môme, j’ai appris qu’on pouvait épingler un rendez-vous sur la corde à linge et aller jouer avec des cailloux sur l’autoroute.
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emplie de plis
elle oselire leurs histoiresdans les plisdans les marbruresdans les tracesle destin a écrit sur ellesça va durerpuis Biffure de la page 180 de La petite bonne de Bérénice Pichat
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tout de go
Nouveau jeu à la biquetterieça pourrait ressembler aux échecs mais à quoi bon commencer une partie sans ma reine(quel serait le féminin de mat ?)ça pourrait ressembler à un jeu de goil faudrait aller de l’avantse remettre en marche après des jours immobileset avancer pas à pas sur des terres inconnues Ne nous méprenons pas : la locution adverbiale tout de go, « directement, sans préparation, sans précaution », n’est pas liée au verbe anglais to go, « aller ». Tout de go est la forme simplifiée de l’expression ancienne avaler tout de gob (du gaulois *gobbo, « bec, bouche ». )
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– Comment tu vas t’y prendre ? lui lançais-je.– Patiemment, répondait-elle – Et encore ? Faïel et les histoires du monde de Paolo Bellomo, p. 104 photo : ton citronnier a trouvé refuge près de mon oranger. Ils vont s’ébrancher l’un l’autre.























