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signe mystérieuxlangage qui tangueelle voudrait le clapotis qui fait valdinguerla gravité Biffures de la page 87 de Vivre tout bas de Jeanne Benameur et de la page 195 de La barque de Masao d’Antoine Choplin
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Fais honneur à la légèreté (2)
tu disais : quand je jardine seule, je sens la présence de mon pèresous un soleil enfin làcouper les tiges des fleurs qui ont traversé l’automne et l’hiver, anémones et asters, me dire que tu ne verrais pas les suivantes rendre au jardin une horizontalité provisoire découvrir que les anémones, oxalys et pivoines sont sorties de terre leur faire de la place et sentir ta présence
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Fais honneur à la légèreté (1)
« Il y a toujours un moment où la vie présente pousse doucement les images dans un creux de la mémoire jusqu’à la prochaine fois. Le temps où les souvenirs dorment, c’est un repos qu’il faut savoir apprécier. Ce repos-là dans la douleur est aussi un cadeau de la vie et il faut apprendre à l’honorer. »Jeanne Benameur, Vivre tout bas
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Résister (4)
Va vers ton risquemalgré le poidscelui d’hier celui de demain Biffures des pages 52 et 153 de Le rêve du jaguar de Miguel Bonnefoy
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Résister (2)
Les jours de grand vent, laisser sa peur se faire emporter. Biffures de la page 330 de Bien-être de Nathan Hill
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trois mois déjàque c’est long trois moisà avancer sans mode d’emploi pour apprivoiser ton absenceun petit mieux pointe son nezet déjà il faut esquiver les pointes des uppercutsqui coupent le souffle
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le temps passe bavasse et puis un mieux :ne repars pas essaie de t’asseoir au bordun peu biffures de la page 197 de Il reste la poussière de Sandrine Collette photo : ©Fanche
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Aujourd’hui était étonnantdoux comme un jour de fin février qui annoncerait le printempsQuinze degrés de plus que la semaine dernièreles bourgeons ont lancé leur signe de ralliementdans le jardin et là-haut sur le coteaumême les pierres signe de mon passage auprès de ton arbre semblaient se prélasser j’aimerais bien être déjà là-basun soir de février qui annoncerait le printemps et qui adoucirait ma douleur ici je tends vers le solstice promesse de lumière et de gel à pierre fendre
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Dès le réveilton absence est làelle prend toute la place dans le litne me lâchera plus de la journéesur mes heures de creux je fermerai ma porte pour être seule avec elleme creusera jusqu’aux larmesdire que cette nuit tu étais présente dans mon rêvenous parlions sans prêter d’importance aux mots et aux mains qui s’effleuraientcomme si nous avions l’éternité devant nous
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on fait des projets d’étoiles et de roséepuis les derniers mots , blottie dans tes bras et déjà la nuit s’enfonce vers le lendemain Biffures des pages 250 de Les tourmentés de Lucas Belvaux et 161 de Jacaranda de Gaël Faye

























