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Résister (2)
Les jours de grand vent, laisser sa peur se faire emporter. Biffures de la page 330 de Bien-être de Nathan Hill
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Résister (1)
« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : c’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. » Françoise Giroud (lu dans Résister de Salomé Saqué ) Hier c’était le jour 1 de Trump II. Aujourd’hui j’ai donné à lire Matin brun de Franck Pavloff à mes élèves.
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trois mois déjàque c’est long trois moisà avancer sans mode d’emploi pour apprivoiser ton absenceun petit mieux pointe son nezet déjà il faut esquiver les pointes des uppercutsqui coupent le souffle
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Réveillons-nous
ça y estsont au passéles réveillons et l’affolement de l’humanité fragile luciole au milieu des guirlandes (ça s’allume, ça s’éteint) réveillons-nousles alertes rouges, elles, ne se sont pas éteintes toujours là en continu à attendre notre envolpour entrer en résistance contre tout ce qui s’affole sur notre terre
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le temps passe bavasse et puis un mieux :ne repars pas essaie de t’asseoir au bordun peu biffures de la page 197 de Il reste la poussière de Sandrine Collette photo : ©Fanche
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Poussière d’étoile
savais-tu ?tous regardent vers le passédans le désert d’Atacamales archéologues les astronomes les femmes de disparusparfois elles lèvent leur oeil vers le cielet le télescope leur dit le calcium des étoiles est présentdans les os que vous cherchezle savais-tu ?
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Aujourd’hui était étonnantdoux comme un jour de fin février qui annoncerait le printempsQuinze degrés de plus que la semaine dernièreles bourgeons ont lancé leur signe de ralliementdans le jardin et là-haut sur le coteaumême les pierres signe de mon passage auprès de ton arbre semblaient se prélasser j’aimerais bien être déjà là-basun soir de février qui annoncerait le printemps et qui adoucirait ma douleur ici je tends vers le solstice promesse de lumière et de gel à pierre fendre
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Dès le réveilton absence est làelle prend toute la place dans le litne me lâchera plus de la journéesur mes heures de creux je fermerai ma porte pour être seule avec elleme creusera jusqu’aux larmesdire que cette nuit tu étais présente dans mon rêvenous parlions sans prêter d’importance aux mots et aux mains qui s’effleuraientcomme si nous avions l’éternité devant nous
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on fait des projets d’étoiles et de roséepuis les derniers mots , blottie dans tes bras et déjà la nuit s’enfonce vers le lendemain Biffures des pages 250 de Les tourmentés de Lucas Belvaux et 161 de Jacaranda de Gaël Faye
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Ce week-end, grâce à la môme, j’ai appris qu’on pouvait épingler un rendez-vous sur la corde à linge et aller jouer avec des cailloux sur l’autoroute.

























