• Instants

    En bref (j’essaie)

    Faire tenir deux mois en quelques lignes : tétanisée un soir de résultat de biopsie positive (la précédente était revenue négative)tétanisée (bis) un soir de résultat de petscan : on rajoute le pancréas au sein– t’es un grand malade de t’acharner sur moi comme ça ! C’est quoi ton problème ?, que j’ai dit à l’universil ne m’a pas répondu ou je n’ai pas entendu quoi d’autre alors qued’accepter d’habiter le jour présent (c’est le seul endroit où vivre aujourd’hui) avec les ami.e.s et la famille qui s’installent sous le cerisier de la biquetteriey rencontrer un hérisson et un aigle lors d’un voyage chamanique« le cercle de mon vol te protège »toi…

  • Biffures

    signe mystérieuxlangage qui tangueelle voudrait le clapotis qui fait valdinguerla gravité Biffures de la page 87 de Vivre tout bas de Jeanne Benameur et de la page 195 de La barque de Masao d’Antoine Choplin

  • Instants,  Non classé

    Fais honneur à la légèreté (2)

    tu disais : quand je jardine seule, je sens la présence de mon pèresous un soleil enfin làcouper les tiges des fleurs qui ont traversé l’automne et l’hiver, anémones et asters, me dire que tu ne verrais pas les suivantes rendre au jardin une horizontalité provisoire découvrir que les anémones, oxalys et pivoines sont sorties de terre leur faire de la place et sentir ta présence

  • Instants,  Kiosque

    Fais honneur à la légèreté (1)

    « Il y a toujours un moment où la vie présente pousse doucement les images dans un creux de la mémoire jusqu’à la prochaine fois. Le temps où les souvenirs dorment, c’est un repos qu’il faut savoir apprécier. Ce repos-là dans la douleur est aussi un cadeau de la vie et il faut apprendre à l’honorer. »Jeanne Benameur, Vivre tout bas

  • Instants

    Aujourd’hui était étonnantdoux comme un jour de fin février qui annoncerait le printempsQuinze degrés de plus que la semaine dernièreles bourgeons ont lancé leur signe de ralliementdans le jardin et là-haut sur le coteaumême les pierres signe de mon passage auprès de ton arbre semblaient se prélasser j’aimerais bien être déjà là-basun soir de février qui annoncerait le printemps et qui adoucirait ma douleur ici je tends vers le solstice promesse de lumière et de gel à pierre fendre

  • Instants

    Dès le réveilton absence est làelle prend toute la place dans le litne me lâchera plus de la journéesur mes heures de creux je fermerai ma porte pour être seule avec elleme creusera jusqu’aux larmesdire que cette nuit tu étais présente dans mon rêvenous parlions sans prêter d’importance aux mots et aux mains qui s’effleuraientcomme si nous avions l’éternité devant nous